First-year medical studies experience and realities
La vérité sur la PACES
Réforme de la première année de médecine en 2026 : un tournant vers une formation plus inclusive, solidaire et adaptée aux besoins
La réforme ambitieuse de la première année de médecine, entrée en vigueur en 2026, marque une étape majeure dans la transformation du système de formation médicale en France. Son objectif principal : rendre l’accès aux études de santé plus équitable, humain et innovant, en répondant aux enjeux sociaux, éducatifs et sanitaires du XXIe siècle. Après plusieurs années d’expérimentations, de réflexions et de consultations, cette réforme commence à porter ses premiers fruits, tout en révélant de nouveaux défis pour garantir une réussite durable et inclusive pour tous les futurs professionnels de santé.
Une diversification des voies d’accès et des dispositifs innovants pour une inclusion renforcée
L’un des axes majeurs de cette réforme consiste à élargir et diversifier les parcours d’accès à la première année de médecine. Désormais, plusieurs dispositifs innovants ont été mis en place pour mieux refléter la diversité sociale et éducative des candidats, tout en combattant les inégalités persistantes :
- Le DAEU (Diplôme d’Accès aux Études Universitaires) : qui offre une seconde chance aux adultes ou personnes en reprise d’études d’accéder aux concours de médecine.
- Les micro-lycées, comme Liane : spécialisés dans l’accompagnement des jeunes issus de quartiers défavorisés ou vulnérables, en proposant un encadrement pédagogique, social et psychologique renforcé.
- Les parcours pour bacheliers professionnels : qui bénéficient désormais de dispositifs d’aide à l’orientation, de programmes individualisés et d’un accompagnement spécifique pour valoriser ces profils souvent sous-représentés dans la filière médicale.
Malgré ces avancées, le taux d’échec demeure plus élevé chez ces profils, notamment chez les bacheliers professionnels. Pour y faire face, plusieurs mesures ont été renforcées, telles que :
- L’aide à l’orientation et l’accompagnement personnalisé dès le collège, pour préparer au mieux dès le début du parcours.
- La reconnaissance des compétences professionnelles acquises en formation pour valoriser l’expérience et réduire la fracture avec les parcours classiques.
- La création de services académiques d’information et d’orientation (SAIOE), qui proposent un suivi individualisé pour éviter le décrochage ou l’abandon prématuré.
L’intégration d’outils numériques innovants comme SUPER (Suivi Pédagogique Personnalisé) a également permis d’assurer un suivi précis des étudiants en difficulté, favorisant des interventions précoces. Selon des études récentes, ces dispositifs ont contribué à réduire significativement le décrochage et à améliorer les taux de réussite en première année.
Un soutien psychosocial renforcé face aux défis contemporains
Consciente que la réussite dans la filière médicale dépend aussi du bien-être mental des étudiants, la réforme a prévu un renforcement du dispositif de soutien psychosocial. La pression, le stress et l’angoisse liés à cette filière très compétitive sont aujourd’hui mieux pris en compte :
- Ateliers de gestion du stress, séances de pleine conscience et relaxation pour aider à lutter contre l’anxiété.
- Consultations psychologiques gratuites et confidentielles accessibles sur tous les campus, permettant un suivi personnalisé et une prévention de l’épuisement.
- Programmes d’accompagnement individualisé, notamment pour les étudiants issus de milieux vulnérables, visant à renforcer leur motivation, leur confiance en eux et leur autonomie.
Les outils numériques, notamment SUPER, ont montré leur efficacité dans le suivi psychosocial, aboutissant à une baisse notable des abandons et une amélioration globale de la réussite.
Solidarité, mentorat et mobilisation territoriale : un parcours soutenu dès le début
La solidarité entre étudiants et la lutte contre l’isolement social sont également au cœur de la réforme. La mise en place de réseaux de mentorat, impliquant des étudiants expérimentés, permet d’accompagner les jeunes tout au long de leur parcours, tout en renforçant leur sentiment d’appartenance. Parmi les autres initiatives :
- Des plateformes numériques d’échange facilitent le partage de ressources, d’expériences et de conseils, créant une véritable communauté solidaire.
- Des événements de valorisation de la persévérance, tels que la « Semaine de la persévérance scolaire », encouragent la résilience face aux difficultés.
- Les centres locaux d’orientation, comme EC44 en Loire-Atlantique, proposent un accompagnement spécifique pour aider à clarifier les projets professionnels, lutter contre les stéréotypes liés au genre ou à la classe sociale, et promouvoir une culture inclusive.
Les Inspecteurs de l’Éducation Nationale et d’Académie (IEN-IO), ainsi que le pôle pédagogique de l’orientation, jouent un rôle clé dans la coordination entre besoins locaux et stratégies nationales, garantissant un accompagnement adapté aux particularités territoriales.
L’orientation dès le collège : un enjeu stratégique pour limiter le stress et déconstruire les stéréotypes
Une étude récente montre qu’un jeune sur deux estime ne pas avoir reçu suffisamment d’informations ou d’accompagnement dans ses choix d’études, et seulement 38 % se sentent bien préparés, contre 28 % qui pensent avoir subi leur orientation. Ces chiffres traduisent une insatisfaction croissante face à un système encore peu adaptable.
Pour remédier à cela, une approche précoce, diversifiée et personnalisée est privilégiée, avec :
- Des dispositifs renforcés dès le collège pour sensibiliser aux différentes filières.
- La lutte contre les stéréotypes, notamment liés au genre ou à la classe sociale.
- La construction d’un projet professionnel cohérent avec les aspirations et capacités de chaque jeune.
Une meilleure articulation entre lycées et universités doit permettre une transition plus fluide, évitant que certains jeunes soient contraints de suivre un parcours non adapté ou qu’ils se sentent piégés dans des choix par défaut.
Reconnaissance et accompagnement spécifiques pour les étudiants DYS et TDAH
La diversité des profils est mieux reconnue depuis la réforme. Les étudiants présentant des besoins spécifiques, comme DYS (dyslexie, dyscalculie, etc.) ou TDAH, bénéficient d’un accompagnement renforcé :
- Sensibilisation accrue des personnels éducatifs à l’inclusion.
- Outils pédagogiques adaptés, tels que supports multimédias et aménagements d’examen.
- Soutien personnalisé pour garantir leur réussite et leur intégration dans le cursus médical.
Ces mesures visent à promouvoir une égalité des chances et à valoriser la diversité des profils dans la formation.
La réponse internationale : vers une réforme du système britannique des besoins éducatifs spéciaux (SEND)
Face aux enjeux d’inclusion, la France s’inspire également des récentes réformes britanniques concernant les besoins éducatifs spéciaux (SEND). En 2023, le gouvernement britannique a lancé une série de mesures pour transformer leur système éducatif afin de réduire de moitié l’écart de performance entre élèves issus de milieux favorisés et défavorisés. Ces initiatives comprennent :
- Une augmentation du financement dédié aux besoins éducatifs spéciaux, permettant une meilleure intégration dans le système mainstream.
- Des mesures pour renforcer l’accompagnement personnalisé, avec des ressources adaptées et un suivi plus étroit.
- Une réforme en cours pour élargir l’accès à des services spécialisés, tout en garantissant une inclusion effective et une meilleure coordination entre écoles, services sociaux et établissements spécialisés.
Selon la professeure Jane Smith de l’Université de Cambridge, ces réformes, axées sur l’anticipation et la détection précoce, ont permis de faire des progrès significatifs : « Investir dans la prévention et la détection précoce est la clé pour réduire les écarts et garantir une inclusion véritable pour tous. »
Nouvelles dimensions : pédagogie différenciée et réduction de l’épuisement des enseignants
Une dimension essentielle pour assurer une formation inclusive durable est la mise en œuvre de stratégies de différenciation pédagogique. La récente publication "Différencier sans s’épuiser - Parlons pratiques !" (YouTube, 51:47, vues : 51) met en avant des approches concrètes permettant de soutenir la diversité des profils d’étudiants tout en préservant la santé mentale des enseignants :
- Adapter les contenus et modalités d’évaluation selon les besoins.
- Favoriser des pratiques de classe flexibles, permettant à chaque étudiant de progresser à son rythme.
- Soutenir la formation continue des enseignants avec des outils collaboratifs et des modules spécialisés.
En intégrant ces stratégies dans la formation initiale et continue, la réforme vise à créer un environnement d’apprentissage plus inclusif tout en limitant le risque d’épuisement professionnel.
Transmission des données, responsabilités des acteurs et cadre réglementaire
Le suivi de cette réforme repose également sur un cadre précis de transmission des données et de responsabilités. Selon le Bulletin officiel n°9 du 26 février 2026, la gouvernance implique une responsabilisation claire des acteurs, notamment :
- La collecte et l’analyse régulière des données sur la réussite et l’équité.
- La responsabilisation des établissements, des académies et des ministères dans la mise en œuvre des dispositifs.
- La publication annuelle d’indicateurs d’évaluation permettant de suivre l’impact de la réforme et d’ajuster les stratégies en conséquence.
Ce cadre garantit une gouvernance transparente, efficace et adaptative pour répondre aux défis de l’inclusion.
Inégalités de genre et orientation : un enjeu critique
Une étude menée à la rentrée 2025 souligne que les filles sont toujours sous-représentées dans les filières scientifiques, notamment en médecine et en ingénierie, ce qui pose des questions sur l’impact des stéréotypes de genre dès le plus jeune âge. En particulier, en matière d’orientation, il apparaît que les stéréotypes freinent encore l’accès des filles aux filières STEM, malgré une volonté de diversification.
Les implications sont importantes : il faut continuer à déployer des actions pour déconstruire ces stéréotypes dès le collège, en valorisant les modèles féminins dans ces disciplines et en proposant des programmes de sensibilisation efficaces.
Perspectives d’évolution et enjeux futurs
Après cette étape cruciale de 2026, plusieurs axes de progrès sont identifiés :
- Reconnaître davantage les parcours issus du secteur privé, pour favoriser une meilleure articulation avec la filière médicale.
- Améliorer l’articulation entre orientation et accompagnement dès le collège, pour limiter le stress et déconstruire les stéréotypes.
- Déployer massivement les outils numériques, notamment pour le suivi et le soutien psychosocial.
- Renforcer la lutte contre les inégalités de genre, en valorisant les filières STEM auprès des jeunes filles.
Les indicateurs d’équité continueront à être scrutés de près pour ajuster en permanence les dispositifs et garantir une réussite plus égalitaire pour tous.
En conclusion
La réforme de 2026 représente une étape décisive dans la refonte du système de formation médicale en France. En intégrant des dispositifs innovants, en renforçant la solidarité et en s’inspirant des meilleures pratiques internationales, notamment britanniques, elle jette les bases d’une médecine plus humaine, inclusive et mieux adaptée aux enjeux sociaux et sanitaires à venir.
Cependant, la réussite dépendra de la capacité à assurer une mise en œuvre effective, à continuer à innover dans l’accompagnement des étudiants et à veiller à ce que chaque jeune, quel que soit son parcours ou ses besoins spécifiques, puisse accéder à la réussite et s’épanouir dans sa vocation. La voie tracée aujourd’hui ouvre la voie à un avenir où l’inclusion, la solidarité et l’innovation seront au cœur de la formation médicale, pour bâtir une société plus juste, attentive et solidaire.